Dans le monde professionnel, les compétences sont au cœur des procédés de recrutement et de formation. En effet, si on recrute un candidat en premier lieu sur ses acquis techniques, ses qualités personnelles et relationnelles sont aujourd’hui tout aussi voire plus importantes. Empathie, autonomie, confiance, communication, motivation, ces facultés comportementales seraient déterminantes lors d’une embauche, mais aussi tout au long de la carrière d’un salarié. Selon une étude Monster réalisée fin 2018, 85 % des entreprises reconnaissent prendre en compte davantage les soft skills que les compétences techniques dans leur processus de recrutement. Et 45% des entreprises intègrent les softs skills comme critère d’évaluation lors des entretiens annuels. 

Cependant, les soft skills jouent également un rôle déterminant dans la gestion de crise. En effet, l’environnement actuel – et de manière générale les moments de grands bouleversements – nous permet de révéler des compétences que l’on est moins amenés à utiliser en temps normal. Les salariés doivent réagir à ces changements en trouvant les ressources nécessaires pour gérer leur situation professionnelle et leur vie personnelle dans un contexte international tendu et incertain. Endurer la crise et ses conséquences peuvent être facteur de stress, de frustrations, d’anxiété sur le long terme. Ainsi, les managers doivent mobiliser leur qualités personnelles pour épauler leurs équipes tout en réduisant les incertitudes sur le long terme. Plus que jamais les soft skills vont faire la différence sur le terrain professionnel. 

Mais quelles seront les softs skills à faire valoir au lendemain de la crise ? En temps de perturbations accrues, certaines compétences joueront un vrai rôle pour motiver les équipes et les limiter leurs craintes et leurs doute au quotidien afin de garantir la pérennité de l’entreprise. Certaines soft skills ont un potentiel plus durable et ce sont celles qu’il faudra privilégier pour résister à la crise. 

1 – Ecoute 

Savoir écouter est une compétence personnelle plus que nécessaire en temps de crise. Selon une étude Ifop/Lavazza menée en septembre 2019, 73% des personnes interrogées estiment que l’écoute est une qualité primordiale au sein d’une entreprise. En effet, prendre le temps d’accueillir les demandes, plaintes ou impressions de ses salariés montre un réel engagement auprès des équipes et contribue à créer des relations authentiques et de confiance. L’écoute permet également de mieux comprendre les besoins de ses collaborateurs et d’ainsi mieux les soutenir. Si en temps normal les managers doivent se rendre disponibles pour leur salariés, en temps de crise, les facultés d’écoute doivent être mise en avant pour permettre un retour au bureau facilité et prévenir les baisses de motivation. L’écoute mais aussi les capacités d’empathie et de patience sont liées et seront déterminantes en sortie de la crise. Les salariés se sentiront entourés et compris, garantissant leur santé psychologique. 

2 – Adaptabilité

S’adapter est la faculté de faire face au situations même les plus stressantes en faisant preuve de flexibilité. Selon Héraclite, le changement est une constante de l’univers. Transformation digitale, restructuration, licenciement, les entreprises n’échappent donc pas aux perturbations, d’autant plus au lendemain d’une crise internationale. L’adaptation est donc une compétence essentielle pour gérer les situations en perpétuel mouvement. Toujours selon l’étude Ifop/Lavazza menée en septembre 2019, elle est d’ailleurs la soft skill la plus appréciée par près de 84% des sondés. La faculté d’aborder le changement de manière positive avec l’esprit ouvert est donc valorisée par les départements RH et même recherchée lors de recrutement. L’adaptabilité est aussi souvent citée de pair avec l’agilité et la résilience. En effet, les managers doivent gérer leur stress et renforcer leur résilience de manière à toujours savoir s’épanouir dans des environnements à forte pression. Pour faire face à la crise, s’adapter aux nouveaux modèles de travail qui ont récemment émergés (télétravail, distanciation sociale, réunions par visioconférence) et faire preuve d’agilité afin de trouver de nouveaux moyens de faire grandir ses équipes malgré leurs incertitudes, deviennent alors nécessaires. 

3 – Intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle définit la capacité à reconnaître, évaluer et gérer ses émotions ou celles d’autrui, à savoir prendre du recul et à se focaliser sur les solutions plutôt que sur les problèmes. La présence de l’intelligence émotionnelle dans le classement des compétences les plus recherchées par les recruteurs prouve que la gestion des émotions est au cœur des relations professionnelles. En effet, elle favorise l’entraide et l’esprit d’équipe tout en créant un environnement de travail plus sain. En cette période de crise, nous sommes tous soumis à de forts pics de stress, d’angoisse, de peur, de frustration, de tristesse aussi. Tout peut se mélanger et amplifier nos réactions face à nos collègues ou nos clients. En tant que manager, il est nécessaire de pouvoir identifier ses émotions et celles des autres pour débloquer des situations, faire preuve d’innovation et d’adaptabilité et pousser ses équipes vers plus d’audace en évitant les chocs émotionnels. Pour développer l’intelligence émotionnelle de ses collaborateurs, l’aide d’un coach professionnel est vivement recommandée. Grâce à des exercices ciblés, le coach aidera l’employé à s’ouvrir sur son ressenti pour mieux comprendre son fonctionnement et amener à plus de maîtrise de soi. 

4 – Confiance

En ces temps troublés, garder confiance est une qualité indispensable à la survie de l’entreprise. Cependant, deux aspects de la confiance sont à distinguer : la confiance en l’avenir et la confiance en soi.
Premièrement, avoir confiance en l’avenir sera déterminant pour pouvoir garder les équipes motivées et déterminées. A l’heure où l’engagement des salariés est en berne, d’autant plus depuis la crise, les managers doivent pouvoir les conforter sur leurs emplois et leur savoir-faire pour les impliquer à nouveau dans la vie quotidienne de l’entreprise. Mobiliser les salariés autour des valeurs de l’entreprise et partager avec eux une vision positive du futur permettra de garder un environnement de travail motivant, source de succès pour l’entreprise. Inspirer les salariés pour leur donner confiance en eux et en l’avenir est lié aux capacités de leadership, indispensables aujourd’hui dans un monde professionnel en perpétuelle évolution.
Deuxièmement, avoir confiance en soi permet d’avancer dans ses fonctions, de se dépasser et d’atteindre ses objectifs. L’assurance est aussi une soft skill très valorisée par les recruteurs car elle est contagieuse. Un manager ayant confiance en lui va inspirer les équipes à se dépasser. Ainsi, la confiance impacte directement la motivation et donc l’engagement des salariés. Attention, croire en soi ce n’est pas s’estimer au-dessus des autres.
A la sortie de la crise, faire preuve de confiance en soi et avoir confiance en ses salariés et en l’avenir sera déterminant pour remotiver les troupes et garantir un retour au bureau réussi. 

5 – Créativité

Selon Steven Spielberg, il faut remplacer la peur par la créativité. La créativité est une capacité innée de l’être humain qui, à l’heure actuelle, devient un véritable atout dans une entreprise. En effet, les recruteurs sont particulièrement intéressés par les profils atypiques et novateurs. 58% des cadres estiment qu’être créatif est une compétence indispensable à un bon management. Pourquoi la créativité est-elle si populaire ? Parce que la créativité, c’est transformer l’imaginaire en réalité. La capacité de concevoir des idées innovantes est essentielle pour résoudre les problèmes nouveaux que la crise a engendré. Développer sa créativité en temps de crise permet d’être visionnaire, de créer de nouveaux process, de penser « out of the box ». La créativité est aussi liée à la capacité de visualisation, qui est déterminante à la survie de l’entreprise. En effet, il s’agit d’un exercice souvent utilisé par les grands leaders, ou sportifs de haut niveau. Visualiser entraîne le cerveau à envisager tous les risques et bénéfices d’une opportunité, tout en motivant les équipes à sortir de leur zone de confort. On devient alors plus audacieux. Aussi, n’oubliez pas qu’être original est facteur de démarcation par rapport à la concurrence. 

 

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