Ces dernières années, on a pu voir que les compétences techniques n’ont plus la première place dans le coeur des équipes de recrutement. En effet, aujourd’hui, ce qui fait la différence entre deux CV quasi identiques, ce sont les softs skills. Et pas n’importe lesquelles. Les compétences interpersonnelles et relationnelles sont les softs skills à mettre absolument en avant sur son CV. Confiance, intelligence émotionnelle, empathie, communication, sens du collectif, ces capacités deviennent tellement importantes aujourd’hui qu’elles sont recherchées par les recruteurs en priorité mais aussi par les managers qui cherchent à les développer au sein de leur team. Pourquoi ? Il est prouvé que ces qualités personnelles sont extrêmement bénéfiques aux équipes et par conséquent, à l’entreprise. 

Cependant, la crise du Covid-19 a percuté de plein fouet le monde professionnel, remettant en cause les process, les lieux et les habitudes de travail en cause. Télétravail, enfants à la maison, horaires raccourcis, licenciements, restructuration, fermetures d’entreprise, le coronavirus a laissé derrière lui beaucoup de stress et d’anxiété, ainsi que des salariés plein d’inquiétudes et de questionnement. Certains ont également pu se sentir secoués par la vague Covid-19 à tel point que leur bien-être au travail et à la maison aient pu être impactés sévèrement par ces chamboulements. Le professionnel est venu rencontrer le personnel en s’invitant dans les salons des salariés qui ont du se mettre au travail à distance pendant trois mois. On a ainsi pu assister à beaucoup de cas de figure très différents, chacun ayant dû gérer la crise de manière différente selon sa situation. Ainsi, tirant les leçons du de la crise, parmi tous les exemples possibles, une qualité a su faire la différence. La résilience.

La résilience : définition 

Qu’est-ce que la résilience ? En physique, la résilience désigne l’aptitude d’un corps à résister à un choc. En psychologie, la résilience est la capacité pour un individu à faire face à une situation difficile ou génératrice de stress. Le concept de résilience est introduit en France par Boris Cyrulnik comme “l’art de savoir naviguer entre les torrents”. Plus précisément, la résilience est un phénomène psychologique qui permet à un individu affecté par une expérience traumatisante d’accepter cet événement de manière à dépasser son choc et à se reconstruire pour continuer d’avancer. Ainsi une personne résiliente est capable de faire face à une situation engendrant stress ou chagrin tout en restant positif. 

Beaucoup d’événements peuvent s’apparenter à un choc : deuil, agression, maladie, divorce, maltraitance… Ces périodes peuvent être vécues de manières très différentes par les individus qui n’ont pas tous la même personnalité, le même vécu, la même vie. Ainsi, un individu résilient sera capable d’accepter plus facilement la situation et s’adapter plus vite à sa nouvelle réalité. Cette notion est intimement liée à la santé psychologique d’une personne. En effet, une personne résiliente sera plus apte d’affronter les chocs à répétition. Son équilibre psychologique sera moins chamboulé.

La résilience au travail : une capacité qui fait la différence

Au cours de sa vie professionnelle, un salarié est également soumis à de fluctuantes perturbations. Licenciements, changement de manager, départ d’un collègue, restructuration, baisse de budget, transformation digitale, crise économique, on estime aujourd’hui que 30% des salariés vivent des épisodes traumatiques au travail en France. De plus, 25 % à 75 % des salariés peuvent développer des troubles de stress post traumatique la première année suivant l’événement. Ainsi, faire preuve de résilience est une capacité extrêmement intéressante dans le monde du travail. La résilience permet au salarié de se remettre du choc tout en continuant à effectuer ses tâches avec optimisme. On peut déjà deviner les effets bénéfiques sur la productivité des entreprises mais aussi sur le moral général des équipes.

Autre point, la résilience est une capacité qui ingère d’autres softs skills. Gestion du stress, optimisme, motivation, flexibilité, adaptabilité, créativité, un individu résilient réunit beaucoup d’autres facultés pour arriver à surmonter son épisode traumatique et à continuer à effectuer son travail avec efficacité. Selon une étude Ifop Lavazza, l’adaptabilité est l’une des softs skills les plus valorisées en entreprise. S’adapter, c’est la faculté que possède un individu à savoir évoluer en fonction du contexte, des événements ou d’un besoin sans se laisser conditionner ou influencer, en restructurant ses propres croyances, modes de fonctionnement et pensée et autres automatismes habituels. On voit bien que si la résilience et l’adaptabilité se ressemblent, un individu résilient sera capable de surmonter un choc d’un point de vue émotionnel, sans remettre en cause sa sécurité psychologique. La notion de traumatisme est donc très importante dans la faculté de résilience. Ainsi, si l’on considère que la résilience est une compétence incluant adaptabilité, gestion du stress et motivation, elle devient alors extrêmement précieuse en tant de crise

La résilience joue également un rôle déterminant sur la motivation des collègues. En effet, elle diminue et minimise la souffrance au travail en renforçant le sentiment d’appartenance à un groupe. Lorsque les salariés surmontent ensemble des épreuves difficiles, la cohésion de groupe est renforcée. D’ailleurs, les managers se reposent souvent sur les personnes douées de résilience pour impulser les autres membres de l’équipe. Ainsi, il ne faut pas sous-estimer la capacité de contagion de la résilience aux autres employés.

Encourager le développement de la résilience au sein de son équipe 

Dans le but de favoriser le développement de la résilience au travail, plusieurs pistes peuvent être envisagées. Ainsi, il peut être intéressant de proposer un management positif et participatif. En effet, un management basé sur la mobilisation des individus dans la recherche d’efficacité et de résolution des problèmes permet de favoriser la résilience. La participation de tous permet une vraie autonomie des salariés ainsi qu’une prise d’initiative plus efficace lors de situation de crise. Cependant, le manager doit être prêt à laisser s’exprimer les salariés tout en restant ouvert à la discussion sans chercher à contrôler la prise de décision. Ce management permet aussi d’exercer un leadership “absorbeur de stress”, qui se répercutera sur la motivation générale des salariés. En effet, un manager stressé, ou laissant se manifester son stress, le transmettra plus facilement à ses collaborateurs. Il est donc nécessaire de former les managers d’un point de vue émotionnel afin de permettre une forte capacité de résilience.

Mettre en place une solution de coaching pour tous les membres de l’équipe peut également permettre aux salariés de développer leur résilience. En effet, les individus coachés se sentiront plus épaulés, plus aptes à relever les défis sur le long terme. Le coaching est aussi efficace lorsque tous les collaborateurs d’une même équipe y ont accès. En effet, un programme adapté à toute l’équipe pourra leur permettre de développer les mêmes compétences à leur rythme avec leur coach individuel, tout en travaillant leur cohésion d’équipe en situation de crise. Le coaching favorise aussi la transformation de ce qui a été vécu comme une expérience traumatique par l’ensemble des salariés en opportunité de se solidariser, de prendre de nouvelles directions et d’investir dans de nouvelles compétences.

 

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